Ronronnement du ventilateur en bande son, air chaud qui vous enveloppe de sa protection bienveillante et tohu-bohu des rues tracées il y a quelques millénaires de ça par des peuples dont on ne se souvient plus le nom. Boulevards incessamment remaniés, qui ont vu passer des guerres et des empires et résonnent aujourd’hui au son pétaradant des mobylettes.
Vous êtes à Saigon… ou Ho Chi Minh ville, suivant votre préférence. Ville ambiguë et délicieuse, baignée dans la douceur de l’accent du Sud, traversée par la rivière du même nom qui va bientôt se jeter dans le Pacifique. Cette perle de l’extrême orient témoigne d’un dynamisme troublant où dix millions de vietnamiens arpentent les rues de la ville, elle ne laisse indifférent personne, vous entraînant dans un flot humain indescriptible.
Marguerite Duras a fait un roman de ce pays – le Vietnam – partageant ses impressions de jeune femme au contact de ces horizons envoûtants. Sa mère avait tenté de repousser les eaux du Pacifique tandis que nous ne faisons que les survoler, billet d’avion en poche dans l’attente du merveilleux.
Justement, ne s’attendre à rien, ne rien espérer mais simplement aller à Saigon pour poser ses valises et partager un moment la vie de ses habitants. Laisser derrière soi son hotel et partir à la rencontre de ses cafés, ses musées, ses galeries, ses parcs, ses plats aux saveurs renversantes vous attendant à chaque coin de rue. Se laisser porter par le flot, confiant que vous dévoileront le secret de Saigon la magnifique.


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